LA BIBLE EST-ELLE CRÉDIBLE ?
Introduction
“ Ce n’est pas parole d’évangile ”. Cette expression populaire montre bien le problème qui se pose
à l’homme : savoir ce qu’est la vérité. Qui croire, que faire pour répondre aux questions
essentielles : “ qui suis-je, d’où viens-je, ou vais-je ? ” Il existe aujourd’hui plusieurs livres dits
“ sacrés ”, qui interpellent l’homme d’aujourd’hui quant à lui et à son avenir. Retenons parmi ceuxci
le Coran, la Bagavad Gita, le livre de Mormon.
Ces livres parlent de Dieu ou de divinités, et de l’hitoire de l’homme responsable de ses actes, et
inquiet pour son avenir. Mais ils n’ont pas le même message concernant la personne de Dieu. Si
l’homme est inquiet de rejoindre l’au-delà, et d’y rencontrer Dieu, dans le Coran, il peut espérer la
clémence de celui-ci par les bonnes oeuvres qu’il aura faites sur terre ; dans la Bagavad Gita, il lui
faudra bien regarder à Krishna quand ce temps viendra ; dans le livre de Mormon, les actes
accomplis sur terre lui vaudront une destinée plus ou moins glorieuse.
Dans la Bible, le message est différent : “ Tous ont péché et n’accèdent pas à la présence glorieuse
de Dieu ” (Ro 3.23). On lit également qu’il n’appartient pas à l’homme de racheter son âme, “ il
faut qu’il y renonce à jamais ” (Ps 49. 8). Par ailleurs, celui qui condamne la faute, Dieu, sauve le
fautif, selon les paroles de Jésus : “ Je ne suis pas venu pour juger mais pour sauver ” (Jn 3. 17) et
“ Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas au Fils, la colère de Dieu
demeure sur lui ” (Jn 3. 36)
Savoir si le message de la Bible est recevable, et si la Bible est fiable, quant à ses origines, ses
traduction est donc une recherche dont l’enjeu est considérable.
Un peu d’histoire
On pense que c’est Jean Chrysostome, patriarche de Constantinople (398-404 ap JC) qui, le
premier, employa le mot grec “ biblia ”, “ les livres ”, pour désigner les livres sacrés. L’absence de
qualificatif devant le mot “ biblia ” révèle que ceux qui l’employaient considéraient ces écrits
comme formant un ensemble particulier, et supérieur aux autres oeuvres littéraires. Les livres de la
Bible ont été regroupés à partir du deuxième siècle de notre ère dans ce qui s’appelle le “ canon ” de
la Bible. Il a été définitivement entériné à la fin du IVè siècle.
La Bible, livre des records
Premier livre imprimé, le plus vendu au monde, plus d’un chaque seconde dans le monde, le plus
traduit (2212 langues en 1999), le plus interdit, il serait logique qu’il soit aussi le plus lu !
Sa composition
La Bible referme l’Ancien et le Nouveau Testament, autrement dit, l’ancienne alliance, l’alliance
que Dieu fit avec le peuple d’Israël et la nouvelle, celle qui est rendue accessible à tous grâce à la
mort de Jésus-Christ.
- Dans l’Ancien Testament, les cinq livres de la loi, de la Genèse au Deutéronome, sont
aussi appelés le Pentateuque. Ces cinq livres forment la base de toutes les lois juives. Le
Pentateuque contient quelques-uns des évènements historiques les plus connus racontés dans la
Bible. Ces récits sont la création, le déluge, l’exode hors d’Egypte et le don de la loi juive à travers
Moïse.
Il y a douze livres d’histoire, de Josué à Esther. Ces livres continuent la narration de l’histoire de la
nation juive depuis l’établissement dans le pays de Canaan, le temps des rois, les années passées en
captivité à Babylone et finalement le retour de l’exil.
Les cinq livres de poésie, appelés aussi “hagiographes”, de Job au Cantique des Cantiques, ont été
écrits par plusieurs auteurs et ont également un contenu didactique et éthique.
Les dix-sept derniers livres de l’Ancien Testament, d'Esaïe à Malachie, sont des livres
prophétiques.
- Dans le Nouveau Testament, les livres historiques sont les Evangiles, qui couvrent 30 ans
avant la mort de Jésus Christ et le livre des Actes des apôtres, 30 ans après. Ils forment aussi la base
de la révélation chrétienne.
Les 21 écrits suivants sont didactiques :
• 14 épîtres de Paul (en supposant qu’il soit l’auteur de l’épître aux Hébreux)
• 7 autres épîtres dites “ catholiques ” ou “ universelles ” car elles s’adressent à tous.
Et le dernier livre est prophétique: l’Apocalypse, qui signifie “ révélation ”.
Transmission
Les archéologues et les historiens montrent que l’écriture apparaît et évolue, depuis environ 3200 av
JC jusqu’au premier millénaire av JC, quant à sa forme et quant aux supports d’écriture : pierre,
argile, papyrus, fragments de poterie… A partir de l’ère chrétienne, apparaissent le parchemin, ou
peau animale traitée, le papier, puis les supports dits modernes, radio, cassettes, documents
numériques…
On ne connaît pas d’original du texte biblique, mais beaucoup de manuscrits : 2000 pour l’Ancien
Testament, 5600 pour le Nouveau, sur l’ensemble desquels on a noté 200 000 variantes du texte,
mais un texte commun à 98,33%. Ces documents ont été reproduits avec beaucoup de rigueur, une
rigueur qui a été confirmée par la découverte en 1947 des “ manuscrits de la Mer Morte ”, à
Qumran. Le manuscrit “ 7Q5 ”, par exemple, fragment de l’Evangile de Marc, montre que cet
évangile a été écrit avant l’invasion de la Palestine par Titus, en 70 de l’ère chrétienne. Ces
découvertes, ainsi que l’ensemble des manuscrits connus à ce jour permet de penser avec certitude
que des écrits nous ont été transmis avec une grande fidélité. Les témoignages d’hommes célèbres
ne manquent pas pour le confirmer.
Traduction
Pour beaucoup, l’hébreu et le grec ne sont pas des langues connues. Bien que le message biblique
soit universel, il n’est donc pas à la portée de tout le monde s’il n’est pas traduit. Toutes les
traductions de la Bible se font aujourd’hui à partir des originaux hébreux et grecs et rendent ainsi le
texte accessible. Si elles présentent entre elles des particularités, des différences, il est toujours
intéressant de les considérer. Mais elles ne remettent pas en question le message fondamental.
Inspiration
La question que l’on doit se poser est : “ Comment peut-on être sûr que la Bible est véritablement
Parole de Dieu ? ” Si l’on ne peut que donner une opinion de ce qu’est la Bible, il faut néanmoins
souligner qu’elle parle de la part de Dieu, comme faisant référence absolue, dans l’Ancien comme
dans le Nouveau Testament.
Parmi les éléments qui nous interpellent, notons la complexité numérique des textes avec ses
entrelas de goupes de sept ; notons aussi les nombreuses prophéties de l’Ancien Testament, et en
particulier celles qui concernent le Messie. On en dénombre plus de 300 qui se réalisent dans la vie
de Jésus-Christ.
L’unité du message est aussi à remarquer : entre Moïse et Jean, le premier et le dernier des auteurs
bibliques, on estime qu’il s’est passé environ 1500 ans. La différence de culture, de moyens, et de
perspectives n’a pas été un obstacle pour un message cohérent et universel.
Message
La Bible est le livre où Dieu parle. Dieu s’y révèle comme unique, personnel, créateur. Il nous
avertit de notre éloignement de lui, de notre incapacité à nous améliorer, à être juste.
L’aboutissement du message divin est dans l’incarnation, la venue de Jésus comme visitation de
Dieu. La Bible dit : “ Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même ” (2Corinthiens 5.
19) Jésus est le seul chemin vers Dieu, le seul médiateur entre Dieu et les hommes. Il apporte le
salut, la réconciliation avec Dieu à quiconque reconnaît ce qu’il est, son incapacité à vivre ses
aspirations et reçoit Jésus comme son sauveur. Dieu a jugé nos fautes en Jésus, celui-ci s’étant
donné volontairement pour l’homme. Il appartient à l’homme de recevoir ce message, et de vivre
une relation nouvelle avec Dieu, puissante pour guérir, pour relever, pour combler, en bref, pour le
connaître.
Conclusion
Si les livres “ sacrés ” montrent tous le problème de l’homme, savoir son imperfection et la
culpabilité qui en découle, seule la Bible apporte une solution radicale à cela, par la vie, la mort et la
résurrection de Jésus.
L’histoire et la recherche scientifique nous montrent de plus l’authenticité de ce livre qui a parcouru
les siècles.
Si nous sommes d’accord avec la plupart pour évoquer clairement la réalité et le problème de notre
imperfection, nous constatons que ce livre est un message vivant et actuel, bien qu’ancien, et nous
pouvons estimer qu’il est un fondement fiable pour répondre aux questions qui concernent notre
avenir éternel. Prenons donc le temps de l’examiner, d’apprendre à le parcourir, à le lire, à connaître
son auteur et la vie abondante qu’il nous appelle à vivre. “ Dieu était en Christ, réconciliant le
monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes… Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui
n’a pas connu le péché, [Christ], Dieu l’a fait péché pour nous afin que nous devenions justice de
Dieu en lui ” (2Co 5. 17-21)
mardi 15 avril 2008
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