jeudi 29 mai 2008

Lire la Bible, pourquoi et comment ?

Lire la Bible, pourquoi et comment ?
Vous, pourquoi lisez-vous la Bible et comment la lisez-vous ?

ou, si vous ne la lisez pas, pourquoi ne la lisez-vous pas ?
Les études menées établissent que les chrétiens lisent de moins en moins la Bible régulièrement.
Des arguments sont évoquées :

1) je n’aime pas lire - je ne lis jamais rien ou très peu.

2) j’ai essayé, mais je n’ai rien compris. C’est trop difficile.

Témoignage. La Bible, je l’ai rencontrée adolescent. J’ai commencé à lire la Bible comme le livre qui raconte l’histoire de Jésus. On m’avait parlé de Jésus. Ça avait suscité mon intérêt. Donc j’ai commencé à lire la Bible pour le découvrir, découvrir sa vie, son enseignement. Puis j’ai lu un peu au delà des évangiles. Je n’ai pas tout lu, loin de là. Il y a beaucoup de textes qui ne m’ont pas intéressé. Je n’étais pas croyant. je ne lisais donc pas par devoir. C’était même un peu bizarre pour moi de lire la Bible. Et puis, il s’est passé quelque chose, une rencontre. La Bible a provoqué entre Jésus et moi une rencontre. A un moment, Jésus n’était plus le personnage d’un livre. Jésus est devenu vivant. J’ai cru en lui. J’ai cru en celui dont la Bible parle. J’ai cru que sa vie, sa mort avait à voir avec ma propre vie. J’ai ressenti qu’en Jésus se jouait ma vie. Jésus a représenté alors la possibilité d’une ré-orientation profonde. Cela s’appelle une conversion !

Je suis passé d’une lecture curieuse à une lecture croyante. La Bible m’a raconté l’histoire de Jésus et m’a fait entrer, moi, dans cette histoire.

Autour de moi, certains disaient : la Bible c’est la Parole de Dieu. Mais ça ne voulait rien dire pour moi. Beaucoup de ceux qui disaient ça, ne comprenaient d’ailleurs pas ce qu’ils disaient !

Je lis la Bible depuis 35 ans et je commence tout juste à comprendre ce que signifie qu’elle est Parole de Dieu. Aujourd’hui, je lis toujours la Bible parce qu’elle me parle du Christ ou plutôt, parce que par la Bible, c’est le Christ qui me parle. Par la Bible, le Christ me parle. Il me parle de lui et du Père, de Lui et de moi, de Lui et des hommes ; de moi et des hommes. Il me parle de toi, de moi et de toi. Il me parle de la vie qu’il donne ; il me parle de la vraie sainteté ; de la vraie justice.

Par la Bible, je découvre la tendresse de Dieu et la sévérité de Dieu ; sa patience et sa colère, et tout me conduit vers la Croix où se manifeste son amour. Pour comprendre que la Croix manifeste l’amour de Dieu, j’ai besoin de toute la Bible ; j’ai besoin de Moïse et des prophètes. J’ai besoin de la Bible pour comprendre ce que veut dire : Dieu est amour ! La Croix est amour : sans la lumière de la Bible cette parole n’a pas de sens.

Voilà pourquoi je continue à lire la Bible.
Je ne la lis pas comme un code de lois. Je la lis comme la parole de celui en qui j’ai toute confiance.

Ces paroles du psaume 119/103 sont les miennes :


« Que tes paroles sont douces à ma bouche,
plus que le miel à mon palais !
Par tes directives je deviens intelligent,
aussi je déteste toute vois de mensonge.
Ta Parole est une lampe pour mes pieds,
Une lumière pour mon sentier. »

Je vous ai dit pourquoi je lisais la Bible.
Laissez moi vous dire maintenant comment la lire.

Mais c’est tellement compliqué la Bible ! Je n’y comprends rien !

La Bible compliquée ? Et bien, oui ! Vous avez raison, ce n’est pas un livre facile. L’apôtre Pierre écrit dans sa seconde lettre, qu’il y a chez saint Paul « des passages difficiles à comprendre ». Donc, vous avez raison, c’est difficile.

Mais faut-il renoncer pour autant ? Les choses fortes de notre vie ne demandent-elles pas toujours des efforts ?

Lire la Bible, c’est partir à la découverte de Dieu. C’est voir être détruit tout ce que nous croyons instinctivement de Dieu, pour faire la place à la vérité que Dieu révèle de lui même.

Vous voudriez que ce soit facile ?
Lire la Bible, c’est apprendre à se connaître soi même selon le regard de Dieu. C’est exigeant !
Lire la Bible bouge notre vie, nous transforme. C’est une aventure. Ce ne peut pas être facile !

Mais attention, une chose peut être exigeante et agréable. La difficulté ne rend pas la chose automatiquement désagréable.
Sommes-nous de ceux qui fuient les difficultés, qui renoncent devant l’effort ?

Deux difficultés peuvent être surmontés.

1) Un a priori erroné. Nous concevons lire la Bible, comme un acte d’abord individuel, solitaire. Tout bon chrétien lit sa Bible chez lui, tout seul ! La lecture de la Bible est en encore davantage au risque de devenir une sorte de devoir religieux. As-tu fait ton devoir ?...
Mais la lecture de la Bible doit être vécue comme une rencontre !
Comment faisaient les chrétiens avant Gutemberg, avant l’invention de l’imprimerie, comment les chrétiens faisaient-ils ?
Néhémie ch 8.
Luc ch 4,16 à 21. Ils l’écoutaient ensemble. C’est une des raisons d’être de nos cultes, de nos rencontres diverses. Le récit de Néhémie rappelle ce rassemblement du peuple qui ensemble écoute la Loi et en reçoit l’explication afin de la comprendre. Il y a un enjeu éducatif et pédagogique. Bien sûr, si tu aimes la lecture en général, tu liras beaucoup plus facilement la Bible que si tu n’aimes pas lire, mais lire la Bible est aussi un acte communautaire. C’est même sa première dimension.

L’Eglise propose des temps de lecture en commun. En Eglise, nous apprenons ensemble à lire la Bible. C’est ce que nous faisons le mercredi. Nous lisons et nous partageons nos découvertes. Dans les groupes bibliques nous découvrons la Bible ensemble, dans sa diversité, dans sa richesse, dans sa complexité et cela nous fait du bien, beaucoup de bien. Moi, je reçois énormément par les temps où ensemble nous nous penchons sur les Ecritures et nous partageons nos découvertes.

Ensemble nous apprenons à lire nous apprenons à lire la Bible ; puis si nous aimons la lecture nous nous mettons à lire tout seul, parfois tout le temps. Mais il a fallu apprendre à lire ; découvrir la joie d’histoires nouvelles.

L’Eglise c’est l’école où l’on apprend à lire la Bible. Toutes les questions, toutes les difficultés, vous avez le droit de les exprimer, puisse que vous les éprouver. Pourquoi cacheriez-vous vos questions. Au contraire il faut les manifester pour que nous puissions les considérer ensemble.

2 Pierre 1, 20/21 : « Aucun message de prophète dans l’Ecriture ne relève d’une interprétation particulière... ». C’est l’exemple d’un texte un peu difficile, mais dont la ligne de sens, pour nous, serait la suivante : « Nul ne doit se faire le Maître de la Bible » La compréhension de la Bible vient de l’Esprit qui se manifeste dans l’Eglise de Jésus Christ ».

Même si, comme moi vous êtes des passionnés de lecture, la Bible demande aussi à être lue avec d’autres.

2) La deuxième difficulté est une difficulté de vocabulaire. Nous disons : “LIRE” la Bible. Mais, strictement parlant “lire” n’est qu’un terme technique. Le but n’est pas de “lire” mais de connaître, de comprendre, d’aimer. L’acte technique de lire n’a pour but que mieux connaître et comprendre la révélation de Dieu. Paul écrit à Timothée,(2-3,16) « Tu connais les Ecritures... ». Le but est de connaître.

On ne lit pas la Bible comme on lit un roman ou le journal.

Psaume 42 : « J’ai soif, j’ai soif du Dieu vivant ». Nous lisons par besoin de Dieu, par besoin d’être aimé de Dieu, par amour pour Dieu, en aimant sa Parole, en la recherchant, en l’écoutant.

Que lire la Bible soit comme une petite fête. C’est dans l’esprit du culte, l’esprit de reconnaissance, de louange, d’écoute, de besoin que nous ouvrons la Bible.

Nous ouvrons la Bible comme un privilège, avec reconnaissance. Attention, l’imprimerie industrielle a banalisé la Bible. Elle a perdu à nos yeux sa valeur. C’est comme l’eau dont chaque goutte est si précieuse au cœur de l’Afrique et que nous, nous gaspillons en Europe.

Attention lire des livres chrétiens, même bourrés du versets, n’est pas lire la Bible. Lire la Bible c’est unique.

Lire la Bible, c’est aussi apprendre à prier. Voici un enjeu majeur : on apprend pas vraiment à prier en dehors de la Bible.

Lire la Bible, nourrir notre prière de la Bible, c’est être invité à entrer peu à peu dans l’intimité de Dieu.

Ne pas lire la Bible, c’est maintenir Dieu à distance, être son voisin, pas son enfant.

Que le Seigneur vous bénisse par sa Parole

dimanche 18 mai 2008

Une rencontre qui change tout_
L'aveugle Bartimée

Chaque jour nous sommes bombardés d'images de toutes sortes. Nous appartenons à l'ère du « visuel ». Quiconque veut réussir ou percer doit nécessairement travailler son « image »!
Heureuse coïncidence, la Bible est le monde de l'image par excellence; ses récits viennent d'un peuple de conteurs, issus d'une culture de tradition orale. Pour pénétrer dans l'univers
biblique, il faut apprendre à « voir » autant qu'à écouter les récits. Or, souvent à notre insu, nous nous sommes habitués à cette méthode de « voir et écouter » en même temps puisque
nous regardons régulièrement des films ou des téléromans.
C'est pourquoi, je suggère cette approche pour plusieurs récits évangéliques. Le principe de base est simple : écouter et voir le récit qui se déroule sous nos yeux de la même façon
qu'on regarderait un télé-roman! Pour les besoins de la cause, le récit de l'aveugle Bartimée devient un épisode du feuilleton « Évangile de Marc ».
L’aveugle de Jéricho :(Mc 10,46-52)
, : Demande de guérison par un mendiant.
Décor
La scène se passe dehors en Judée, à la sortie de Jéricho. Jésus, le personnage principal du feuilleton de Marc, s'apprête à emprunter la route reliant Jéricho à Jérusalem (25 km), entouré
de ses disciples et de la foule. Le héros du jour Bartimée, aveugle et mendiant de métier, est « assis sur le bord de la route » espérant que les passants lui donnent une obole.
Qu'y a-t-il à voir dans ce récit?
Bartimée l'aveugle ne voit rien mais il entend. C'est pourquoi il distingue bientôt les bruits de la foule qui s'approche : conversations, rires, murmures, enfants qui jouent et gambadent. «
Assis sur le bord du chemin en train de mendier », il s'informe : « qu'est-ce qui se passe? » On lui répond : « C'est Jésus le Nazaréen qui sort de Jéricho et s'en va vers Jérusalem ».

L'aveugle se met alors à crier, « Fils de David, aie pitié de moi ». Mais c'est fatigant d'entendre crier quelqu'un comme un perdu, qui ne sait pas tenir sa place. Alors Marc rapporte : «
Beaucoup le menaçaient » pour le faire taire. « Mais il criait de plus belle ». Pire, il osait même l'interpeller comme fils de David : « Fils de David, aie pitié de moi ». C'est là que Jésus
semble l'entendre. S'arrêtant, Jésus dit : « Appelez-le ». Et on l'appelle et on lui dit : « Courage! Debout! Il t'appelle! ».
Il accourt malgré sa cécité. Il cherche d'instinct à se tourner vers le lieu de la voix qui a dit de l'appeler. Ses yeux sont morts, son regard est vide. C'est évident qu'il ne voit rien. Pourtant,
s'adressant à lui, spécifie Marc, Jésus dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi? » « ... que je recouvre la vue ».
'Lécoute


Jésus, la foule et les disciples marchent sur le chemin. Bartimée est assis sur le bord de ce chemin. Il ne fait pas partie du monde. Il en est exclu car il est l'autre, le différent. À cause de
cela, il ne peut être en marche. Il est en arrêt. Il est en dehors. Il n'est pas sur le chemin, mais au bord...
Il est là, non pas à regarder mais à écouter passer le convoi, incapable de se joindre à lui. Il est disjoint du groupe. La vie passe devant lui mais il ne peut la saisir, car il est dans les
ténèbres : il ne voit pas, il ne voit rien! Pour lui, tout est danger et en même temps, il est danger pour les autres parce qu'il est impur. Malgré lui, il ne peut s'intégrer. Cela aussi, c'est une
noirceur...

Bartimée crie

Étant en danger, il fait la seule chose qui lui reste encore possible : crier. Bartimée crie à pleins poumons. « Il se mit à crier », ce qui veut dire qu'il n'a pas seulement parlé ou murmuré;
c'est un appel « au secours » et pas à n'importe qui, au Fils de David, c'est-à-dire au Messie attendu d'Israël : « Fils de David, Jésus, aie pitié ».
Il devient dérangeant mais aussi menaçant par son interpellation. Comment ose-t-il qualifier le Nazaréen de ce titre, lui qui ne voit rien? Serait-il plus futé, plus compétent que les
savants rabbins et docteurs qui ne manquent pas en Israël, surtout en plein cœur de la Judée tout près de Jérusalem? Et puis comment ose-t-il aborder le thaumaturge et prophète
Jésus, lui l'impur, le pouilleux? Ses disciples qui ont reçu l'ordre de ne pas l'appeler ainsi (Mc 8,27-30), ne sont certainement pas contents!
Alors dit Marc, « beaucoup le menaçaient pour qu'il se taise ». Mais l'énergie du désespoir, l'heure de la dernière chance, la certitude que lui seul peut être sa bouée de sauvetage le
poussait à crier de plus belle « Fils de David, aie pitié de moi »! Plus rien ne peut l'arrêter car ce Jésus est sa planche de salut!

Le silence

Alors Jésus qui l'a entendu, s'arrête et dit : « Appelez-le ».
On a l'impression subitement de pouvoir entendre voler une mouche. Comme si au milieu du tintamarre, un silence de plomb était subitement tombé. Sinon... comment expliquer ce
revirement subit de l'entourage de Jésus? Comment interpréter ce changement de conduite?
On appelle l'aveugle et on lui dit : « Courage! Debout! Il t'appelle! ». Comme c'est curieux! Du courage? Il en avait eu pourtant. C'est lui qui persistait à crier malgré leurs menaces.
Qu'est-ce que cela veut dire? Pourquoi Marc rapporte-t-il ces mots? À quoi fait-il allusion?
De quel courage peut-il s'agir?
0. Celui de faire face aux purs, à la foule, au monde en face de lui, monde dont il est exclu? Mais il l'a déjà fait en persistant à crier.
Serait-ce de se mettre debout, lui qui est assis depuis si longtemps? Peut-être.
Ou encore serait-ce de répondre à l'appel? N'était-ce pas ce qu'il voulait, attirer l'attention de Jésus et se faire remarquer par lui?
0. Mais serait-ce différent de se faire appeler plutôt que de se faire remarquer?
Et qui se cache derrière cette interpellation de courage face à l'appel? Marc, les disciples ou les chrétiens de la communauté de Marc, c'est-à-dire nous aujourd'hui?
La réponse à l'appel


« Rejetant son manteau, il se leva d'un bond et vint vers Jésus ».
Son manteau, c'est tout ce qu'il a, c'est son unique bien et les nuits sont froides en Israël. Mais pour aller plus vite, pour ne pas s'enfarger, il se dépouille de son manteau. Or le manteau
est un bien si précieux qu'une règle interdit à tout prêteur d'enlever le manteau à celui qui lui doit (Dt 24,13). Qu'est-ce que cela veut dire ici, dans ce contexte? Pourquoi Marc attire-t-il
notre attention là-dessus?
Un homme « assis au bord du chemin » se lève debout et se met en marche sur le chemin à l'appel de Jésus. Et pourtant il ne voit encore rien... Seule l'espérance ou la confiance en Jésus
le met debout, le met en marche, le met sur le chemin.
Jésus dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi? » Étrange question! C'est pourtant visible ou évident qu'il doit vouloir voir! Pourquoi lui poser cette question?
0. Serait-ce la façon de Jésus de respecter sa personne?
De respecter sa liberté?
De l'amener à dire son désir, son choix?
De renvoyer Bartimée à sa responsabilité de verbaliser son besoin?
En tout cas, il répond : « Rabbouni, que je recouvre la vue! », voilà son désir le plus cher! (On sait aujourd'hui qu'il y avait beaucoup d'aveugles à cette époque à cause d'une multitude
d'infections et de maladies d'yeux causées par différents moustiques ou bactéries).

Il veut donc recouvrer la vue, recouvrer un bien perdu et pas n'importe lequel! Bien qui lui permettrait à nouveau de voir, d'avoir la lumière, de discerner, de travailler, d'appartenir au
corps social, économique et religieux. Devant pareille détermination, devant cette foi confiante, Jésus s'écrie : « Va, ta foi t'a guéri/sauvé ». Curieusement Jésus n'a prononcé aucune
parole pour le guérir. Au contraire, il lui confirme que c'est sa foi à lui qui l'a guéri/sauvé; C'est d'une logique implacable : guérir, c'est être sauvé d'un mal qui nous atteint et nous
perturbe. La guérison est un salut. Retrouver la santé, c'est retrouver le chemin de la vie et un état de vie fonctionnel.
Ici le salut, c'est le Règne de Dieu arrivé jusqu'à Bartimée, la proximité de Dieu qui a tout changé, qui a tout fait basculer.

Changement

Quand j'écoute ce récit et que je regarde aller les personnages, je « vois » une transformation impressionnante s'opérer chez une personne appelée Bartimée. Une transformation due à sa
rencontre avec quelqu'un du nom de Jésus de Nazareth.
Par la foi
On sait qu'il y avait beaucoup d'hommes appelés Jésus à cette époque; mais « le Jésus » de notre récit n'est pas n'importe lequel. C'est celui que Bartimée a invoqué comme étant « Fils
de David, Jésus », c'est-à-dire le Messie attendu, celui qui avait reçu l'onction pour redonner la vue aux aveugles (Lc 4,16-21). Sa foi en ce Jésus a enclenché et déclenché chez-lui tout
un processus de « faire(s) » jusqu'à un déplacement de personne équivalent dans le contexte à un déplacement de montagne pour aboutir à une guérison.
Maintenant Bartimée voit : il a d'abord reconnu par l'écoute le « Fils de David, Jésus », il a hurlé après lui, il s'est fait entendre et appeler; et puis il s'est mis debout, a demandé/imploré
et alors la lumière a jailli. Il s'est mis à distinguer, à voir. Maintenant il voit; il est pur de son infirmité/ impureté parce qu'il a été guéri.
Dorénavant, il peut marcher sur le chemin de la vie sans danger, vivre avec et parmi le monde, travailler, être accueilli à nouveau par tous ou chez tous et aller à la synagogue sans gêne
ou sans peur. Il peut enfin vivre pleinement.
Suivre Jésus
« Et il le suivait sur le chemin », nouveau chemin, chemin neuf. Chemin imprévu. Parcours nouveau pour lui et nouveau parcours de vie. Marc nous rappelle que Bartimée se met à suivre
Jésus sur le chemin qui mène à Jérusalem. Dorénavant il va l'accompagner mais contrairement à beaucoup, il sait vraiment qui est l'homme qu'il suit. Il l'a reconnu et Jésus ne l'a pas fait
taire.
Il y a de grosses chances qu'à Jérusalem, au lieu de crier avec la foule un certain vendredi, il sera celui qui s'opposera à la condamnation. Au lieu de crier « crucifiez-le », il se taira
douloureusement sachant que cet homme est bien le « choisi » de Dieu, celui qui a reçu l'onction pour redonner la vue aux aveugles!
Amen

jeudi 1 mai 2008

7 Etapes pour connaître Dieu
1ère étape

Sachez que Dieu vous aime
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point , mais qu’il ait la vie éternelle. » jean 3.16
« Comme le Père m’a aimé , je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. » jean 15.9

2ème étape

Reconnaissez que vous avez besoin d’aide
« Celui qui croit en lui n’est point jugé , mais celui qui ne croit pas est déjà jugé , parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » jean 3.18

3ème étape

Croyez que Jésus est le seul Sauveur.
« Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » jean 1.29

4ème étape

Accueillez Jésus-Christ dans votre vie comme votre sauveur personnel par cette prière :

Seigneur Jésus – Christ , je reconnais que j’ai péché et j’ai besoin de ton pardon. Je crois que tu es mort à la croix pour moi , et je veux me repentir et me détourner de mes péchés. Rentre dans ma vie est dirige là au nom de Jésus-Christ .Amen

5ème étape

Reconnaissez que Jésus Christ est maintenant votre seigneur et sauveur , votre ami
« Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous demande. » jean 5.14
« …Demander et vous recevrez afin que votre joie soit parfaite. » jean 16.24

6ème étape

Sachez que maintenant vous faites partie de la famille de Dieu
Jésus dit :« Je suis le cep , et vous êtes le sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure , porte beaucoup de fruit , car sans moi vous ne pouvez rien faire. » jean 15.45

7ème étape

Consacrez-vous au service du seigneur :priez, lisez la Bible , témoignez de Jésus Christ
« Et tout ce que vous demanderez en mon nom , je le ferai , afin que le père soit glorifié dans le fils. » jean 14.13 « comme le père m’a envoyé moi aussi je vous envoie. » jean 20.21

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