mardi 28 octobre 2008

Halloween

(Quelle est la signification d’Halloween et quelle devrait être l’attitude des chrétiens vis-à-vis de la célébration de cette fête ?

Pour trouver la réponse à cette question, dans la lumière que la Parole de Dieu nous donne, il serait bon de mentionner brièvement quelques détails historiques. Ensuite nous nous occuperons de certaines pratiques qui accompagnent la célébration de cette ” fête ” et enfin nous essayerons à définir l’attitude du chrétien en rapport avec ces choses.

Chaque année, le premier novembre, l’Église catholique en Europe observe la fête appelée de la Toussaint. On place des fleurs sur les tombes de parents ou d’amis décédés, mais il y a aussi une certaine coutume selon laquelle on met des chandelles allumées dans les fenêtres, la veille du 1er novembre. Pourquoi ? Pour ” aider les âmes perdues à trouver leur chemin ” (!) Aux États-Unis et au Canada on célèbre le même festival, mais d’une façon différente. Halloween est plutôt comme un carnaval que comme un acte de souvenir, avec les vêtements de déguisement, les masques, l’alcool, de la violence, les menaces, où l’influence des démons est consciemment ou inconsciemment présente.



Quelle est la signification d’Halloween et quelle devrait être l’attitude des chrétiens vis-à-vis de la célébration de cette fête ?

Pour trouver la réponse à cette question, dans la lumière que la Parole de Dieu nous donne, il serait bon de mentionner brièvement quelques détails historiques. Ensuite nous nous occuperons de certaines pratiques qui accompagnent la célébration de cette ” fête ” et enfin nous essayerons à définir l’attitude du chrétien en rapport avec ces choses.

Chaque année, le premier novembre, l’Église catholique en Europe observe la fête appelée de la Toussaint. On place des fleurs sur les tombes de parents ou d’amis décédés, mais il y a aussi une certaine coutume selon laquelle on met des chandelles allumées dans les fenêtres, la veille du 1er novembre. Pourquoi ? Pour ” aider les âmes perdues à trouver leur chemin ” (!) Aux États-Unis et au Canada on célèbre le même festival, mais d’une façon différente. Halloween est plutôt comme un carnaval que comme un acte de souvenir, avec les vêtements de déguisement, les masques, l’alcool, de la violence, les menaces, où l’influence des démons est consciemment ou inconsciemment présente.

Qu’est-ce qui est à l’origine de ces fêtes ?
Comme c’est le cas avec beaucoup de coutumes dans l’Église catholique et dans la vie des nations christianisées, nous trouvons l’origine de ces choses dans des fêtes et des usages païens et idolâtres. Quant à ces usages le jour de la Toussaint et Halloween, on pourrait retracer leur origine dans un festival des druides (prêtres d’une race celtique) qui habitaient en Angleterre, en Irlande et au nord de la France, avant le début de l’ère chrétienne. L’idée était que les âmes des personnes décédées avaient besoin d’être purifiées. Selon un certain rite magique, l’âme du défunt était transférée après la mort dans le corps d’un animal. Une fois par année, pendant la nuit du 31 octobre, les âmes enchantées étaient libérées par un dieu des druides appelé Samhain, le dieu de la mort. Ses âmes ” libérées ” retournèrent à leurs maisons et furent ainsi conduites ensembles dans leur ciel. Tout cela était lié à toute sorte de magie et accompagné de sacrifices de certains fruits et d’animaux et parfois d’êtres humains.
Les Romains, qui régnèrent 400 ans sur les Celtes, ont combiné leurs fêtes avec ce festival de Samhain. Lorsque l’Église catholique avait établi sa domination sur ces pays, Grégoire le grand (A. D. 540-604) conseilla à l’archevêque de Canterbury de maintenir les sacrifices d’origine druides et de les célébrer en l’honneur des saints ” chrétiens “. Plus tard, l’Église a approuvé la pratique de prier pour les morts, les gens allant de porte à porte pour mendier et pour prier, recevant des gâteaux comme récompense (précurseur des usages d’aujourd’hui). Ainsi on comprend comment ce mélange de pratiques occultes et ” chrétiennes ” a eu lieu. Encore plus tard, les pionniers anglais ont introduit ces coutumes en Amérique.
Qu’est-ce que la Parole nous enseigne ?
La Parole de Dieu, elle, rejette entièrement ces enseignements et ces pratiques. Lisons par exemple 2 Corinthiens 6:14-17 : “ Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?

15 Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ?

16 Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.

17 C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. ”
… où nous trouvons que de tels liens entre le christianisme et les pratiques païennes sont cinq fois condamnés catégoriquement. Selon 1 Corinthiens 10:14 (” C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie “), les chrétiens doivent fuire l’idolâtrie, tout en réalisant que la chair en eux, si non-jugée, va les inciter à commettre l’idolâtrie et la fornication, parce que la chair est en inimitié contre Dieu. Là il faut réaliser aussi que la puissance des démons est plus grande que la force du chrétien en lui-même : en tant que laissé à lui-même à cause de sa désobéissance, il ne peut profiter des ressources en Dieu.
Pensons également aux exhortations que le Seigneur Jésus donne dans Apocalypse 2:13-15 et 20-23. Sans vouloir élaborer sur ces derniers passages, il faut remarquer que ce développement d’une synthèse (ou d’un ” mariage ” si vous voulez) entre le christianisme et le monde politique et idolâtre - dans quelque forme qu’il se manifeste - ne se limite malheureusement pas à l’église catholique, mais a pénétré les églises protestantes et les dénominations évangéliques.
Les âmes de ceux qui sont morts
En ce qui concerne les âmes des morts, il nous faut réaliser que, selon les Écritures, rien ne pourrait se faire pour changer le sort des défunts. Ni ces pratiques de l’Halloween, ni les prières ou les messes pour les morts, ne peuvent changer le sort des âmes de ces personnes mortes ! Ce qui compte devant Dieu pour déterminer le sort futur d’une personne, c’est la vie présente : ” Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs ” (Hébreux 4:7). ” Voici, c’est maintenant le temps agréable ; voici, c’est maintenant le jour du salut ” (2 Corinthiens 6:1). Balaam, le faux prophète qui a introduit l’idolâtrie et la fornication au milieu du peuple de Dieu, avait le désir de mourir la mort d’un homme droit (Nombres 23:10), mais il n’a pas voulu vivre comme un homme juste ! C’est pour cela que Dieu l’a rejeté, lorsqu’il est mort. Quel est votre choix ?
La Parole de Dieu nous parle (Apocalypse 20. 11-15)
“11 Et je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus, de devant la face duquel la terre s’enfuit et le ciel ; et il ne fut pas trouvé de lieu pour eux.
12 Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône ; et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert qui est celui de la vie. Et les morts furent jugés d’après les choses qui étaient écrites dans les livres, selon leurs oeuvres.
13 Et la mer rendit les morts qui étaient en elle ; et la mort et le hadès rendirent les morts qui étaient en eux, et ils furent jugés chacun selon leurs oeuvres.
14 Et la mort et le hadès furent jetés dans l’étang de feu, c’est ici la seconde mort, l’étang de feu.
15 Et si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu.”
Ce texte est une nouvelle publication d’un document initialement publié dans le dossier “Foire aux questions” de notre site.
Posté le 25 octobre 2008 dans la catégorie Réflexion et avec le thème Halloween |
1. 8 Réponses à “Quelle est la signification d’Halloween ?”
2. Commentaire n°1 par Christian GUEIRARD le 25 octobre 2008 | Répondre
Bonjour,

Quelqu’un de votre religion pourrait-il tenter de m’expliquer comment vous comprenez Apocalypse 20:11 à 15 cité ci dessus ? Que signifient en particulier “le hadès” et “l’étang de feu” et pourquoi le premier est jeté dans le second…

Merci. Cordialement, Christian.

3. Commentaire n°2 par Schientos le 25 octobre 2008 | Répondre
Bonjour,

l’étang de feu correspond à l’enfer, lieu de châtiment éternel des réprouvés.

Le “Hadès” est le mot grec pour l’hébreu “Shéol”, qui signifie le séjour des morts. Il s’agit de l’endroit où vont tous les défunts une fois morts, qu’ils soient régénérés ou réprouvés.

Le passage peut être compris de la manière suivante : au moment défini, tous les morts sortiront du séjour des morts (Hadès/Shéol), et seront jugés par Dieu (jugement dernier). Pour chaque défunt, on regardera ce qu’il a fait pendant sa vie (c’est ce qui est écrit sur les livres), et ce sera la base du jugement.

Si le nom du défunt jugé n’est pas écrit, il ira dans le lac de feu (l’enfer en français d’aujourd’hui), où il subira une punition éternelle). Ce n’est pas dans le texte ici, mais on sait que si son nom est dans le livre de la vie, il ira au “paradis” (la nouvelle Jérusalem d’Apocalypse 21).

Vous pouvez comparer ce passage avec celui de Daniel 12:1-3 par exemple.

Cordialement,

Schientos (Alix Bernot)

4. Commentaire n°3 par Rémi le 26 octobre 2008 | Répondre
Réponse au commentaire n°1 de Christian :

Christian,

Pourquoi ne pas nous dire tout de suite où vous voulez en venir ?

Vous savez pertinemment ce qu’est le “séjour des morts”, correspondant au mot hébreu “chéol” de l’Ancien Testament, et à son équivalent grec “hadès” du Nouveau Testament.

Vous savez également ce qu’est “l’étang de feu”, qui représente la seconde mort.

Et vous savez bien que la phrase “Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu” signifie la destruction de la mort.

Alors gagnons du temps, et précisez donc votre question.

Cordialement
Rémi

5. Commentaire n°4 par magalousteph38 le 26 octobre 2008 | Répondre
Les Tj agissent toujours de la meme façon, ils s’introduisent chez les gens avec une fausse affirmation, montent en epingles par de savantes philosophies une destabilisation des esprits, avancent des pretextes falacieux ,ils disent vouloir nous parler de problemes qui relevent du quotidien sans jamais avouer d’entée qu’ils sont jehovistes.
Lorsqu’ils se trouvent face à des gens simples, incultes, ils tentent de les eblouir par des anphases,ou par le biais de savants sophismes ou de dialectiques subtiles.
Ils se montrent philologues, fins exegetes, mais lorsqu’ils rencontrent de vrais croyants, affermis, ediffiés, instruits et sur le plan culturel, cultuel et intellectuels, soit ils rebroussent chemin, soit ils viennent en renforts avec des responsables plus formés, plus “instruits”, afin de vous destabiliser ou vous noyer dans des infos tout azimuts qui n’ont pas defondements,erronées,fausses,qu’ils tirent de leurs ouvrages qui ont force de loi et de doctrine chez eux, tel que :la tour de garde, s’insurgent contre le mauvais procés qu’on leur fait et qu’ils sont les seuls a avoir raison et ce qu’ils disent et vrais et que tout le reste du monde , comme de bien entendu est dans l’erreur, puisque non jehovistes.
Specialistes de la polemique sterile, de la casuistique inutile, et des philipiques qui n’en finissent plus, ils n’ont de cesse de vous convertir à leur vision deformée et falsiffié de la bible et a leur doctrine, doctrine qui ,depuis Arius de Carthage, a étè combattue par les plus grands docteurs de la parole(et qui pour un grand nombre d’ente eux, furent ou sont né de nouveau) et par les plus fins grammariens, dialecticiens et philologues.
Malgrés cela, ils insistent et ne demordent pas dans leur volonté et leur erreur, à l’image des loups ravisseurs, de ces prevaricateurs de la parole , de ravager les plus faibles par leur fausses doctrines et en deformant la vérité ou transformant la parole par des artifices de semantique..On a beau leur demontrer leur erreur cognitive, de dialectique, d’ergonomie, de semiologie, les failles de leur fausse doctrine, etc.. Ils n’en tiennent pas compte.Ils harcellent , encore et encore, jusqu’a obtenir satisfaction.
Et lorsqu’ils sont confronté a de vrais docteurs ,ils s’inssurgent, crient a la cabale, a l’ostracisme, au sectarisme, a la querelle , a la segregation, au mauvais proces d’intention etc..mais eux ne se gennent pas pour nous denigrer par de doux sohismes, et des paroles mieleuses, lenifiantes, mais le resultat ne change pas.

6. Commentaire n°5 par Christian GUEIRARD le 26 octobre 2008 | Répondre
Réponse à Rémi (Commentaire n°3) :

Je précise de suite, cher monsieur !

La réponse de Schientos esr caractéristique de ce que l’on “fait dire” à ce texte de l’Apocalypse : “l’étang de feu c’est l’Enfer, lieu de châtiment éternel des réprouvés”. Et bien entendu, c’est faux !

Cet étang de feu symbolique “représente la seconde mort”, comme vous le dites fort justement… et sans trop avoir le choix de prétendre le contraire puisque ce sont là précisément les paroles de la prophétie. Dans cet étang représentant la destruction définitive, sans espoir de résurrection, la mort elle-même est jetée. La mort, en effet, doit être détruite définitivement (1 Corinthiens 15:26). La mort n’ira pas brûler en Enfer ! Comment le pourrait-elle puisqu’elle n’est pas une personne ?

Plus tôt, versets 10, Jean nous dit que Satan sera lui aussi jeté dans cet étang de feu, là où seront déjà “la bête (de Apo. 13:1) et le faux prophète (Apo. 19:20)”, deux entités symbolique qui ne pourrait être ‘tourmentés nuit et jour à tout jamais’ au sens réel. Tout ce langage est symbolique… ce qui n’empèche pas les membres de la chrétienté de l’utiliser abondamment pour entretenir dans le coeur de leurs ouialles la peur morbide de ce lieu redoutable qui les fait marcher à la baguette !

C’est assez précis comme ça ?

1 commentaire:

La sentinelle a dit…

Le grand trône blanc _ Apocalypse 20:11-15

Voici maintenant le jugement des morts. Il n_est pas question de la venue de Christ ici (Comp. Apocalypse 19:11-21). Un grand trône blanc est dressé ; le jugement s_y exerce selon la pureté de la nature de Dieu. Il ne s_agit pas ici des voies de Dieu envers la terre, ou envers la puissance du mal, mais envers les âmes. Le ciel et la terre, scènes du jugement, disparaissent ; les secrets des c_urs des hommes sont jugés par Celui qui les connaît tous (Romains 2:16). Le ciel et la terre s_enfuient de devant la face de Celui qui est assis sur le trône, et les morts, les grands et les petits, se tiennent devant le trône, (Jean 5:28-29 ; Actes 24:15). Le jugement est selon les _uvres, d_après ce qui est écrit dans les livres de mémoire (Jean 12:48). Cependant un autre élément est mis en évidence. La grâce souveraine seule avait sauvé selon le dessein de Dieu (2 Timothée 1:9, 10 ; Éphésiens 2:8, 9). Il y avait un livre de vie. Quiconque n_y était pas écrit était jeté dans l_étang de feu. Mais c_est la scène de clôture et de séparation finale pour toute la race des hommes et pour ce monde. Et, bien que chaque homme soit jugé selon ses _uvres, toutefois la grâce souveraine seule en a délivré quelques-uns ; et quiconque n_était pas trouvé dans le livre de la grâce était jeté dans l_étang de feu. La mer rendit les morts qui étaient en elle ; la mort et le hadès rendirent les leurs. Le jugement divin met fin pour toujours à la mort et au hadès. Le ciel et la terre s_enfuient, mais ils renaîtront ; la mort et le hadès jamais. Il n_y a pour eux qu_une destruction et un jugement divins. Ils sont considérés comme la puissance de Satan. Il a la puissance de la mort et les portes du hadès ; c_est pourquoi la mort et le hadès sont détruits judiciairement pour toujours. Ils n_auront plus jamais de puissance. Ils sont personnifiés ; mais il n_est pas question naturellement de les tourmenter ou de les punir ; c_est quand le diable lui-même est jeté dans l_étang de feu qu_il est question de tourment au chapitre 20:10. Mais la mort n_était pas détruite alors ; car les méchants qui étaient morts n_avaient pas encore été ressuscités pour le jugement. Maintenant ils le sont ; et le dernier ennemi est détruit. Je ne doute pas que la force de l_image ne soit dans ce que tous les morts maintenant jugés (tout le contenu du hadès, dans lequel s_était trouvée la puissance de la mort) sont jetés dans l_étang de feu, de sorte que la mort et le hadès qui n_avaient d_existence que dans leur état, sont détruits entièrement et judiciairement en y étant jetés. Les saints étaient sortis dès longtemps de la mort et du hadès (1 Corinthiens 15:51-57 ; 1 Thessaloniciens 4:13-18 ; Apocalypse 20:4-6) ; mais ces derniers subsistent pour les méchants. Or ces deux personnifications sont, comme conséquence du jugement du trône blanc, jetés dans l_étang de feu _ la mort seconde. La limite et la mesure pour y échapper, c_est le livre de vie.

13 La seconde mort
L_expression « la seconde mort » s_explique par la Parole elle-même. C_est l_étang de feu, et il est dit que le tourment y subsistera (non au chap. 20:14) chapitre 21:8. C_est la seconde mort, non pas ce qui l_occasionne ; les méchants y ont leur part. Si vous me demandez ce que je pense de la seconde mort, je répondrai que c_est la séparation judiciaire de l_homme d_avec Dieu, dans l_étang de feu, comme la mort est la séparation de l_âme et du corps_ Nous trouvons que ceux qu_on y voit sont des êtres vivants qui y sont tourmentés (Apocalypse 14:10-11 ; 20:10). Ce n_est donc pas cesser d_exister_ Il n_est pas prouvé du tout que quoi que ce soit cesse d_exister, comme châtiment, par l_étang de feu. Une telle signification ne saurait s_appliquer à la mort et à l_enfer : et dans aucun cas le tourment ne signifie cesser d_exister. Le tourment cesse quand la personne tourmentée cesse d_exister ; c_est-à-dire que la seconde mort n_est pas la cessation de l_existence, car elle est l_étang de feu.

14 Une vie d_activité dans l_obscurité

Jésus était le plus isolé des hommes et en même temps le plus accessible et le plus affable ; il était le plus isolé, parce qu_il vivait dans une communion absolue avec son Père et ne rencontrait ni écho, ni sympathie pour l_amour parfait qui se trouvait en Lui. Il était le plus accessible, le plus affable des hommes, parce qu_il était cet amour pour les autres. En parlant de l__uvre ineffable qui a ouvert à cet amour un chemin à travers tout le péché, il dit : « J_ai à être baptisé d_un baptême ; et combien suis-je à l_étroit jusqu_à ce qu_il soit accompli ! » Ce baptême d_amertume et de mort qui mit fin au péché, même dans sa dernière forteresse et son dernier droit de destruction à cause de la justice de Dieu contre nous, donna libre cours à cet amour dans ses desseins infinis de grâce ; car l_amour sait trouver d_une manière infinie ce qu_il faut pour le bonheur de l_objet aimé, et l_amour de Dieu se propose ce qui est au delà de toutes nos pensées. Il est la source des pensées du Dieu infini. Et encore, quand sur la fin de sa course, l_occasion se présente, au moment où l_incrédulité des siens lui fait dire : « Jusques à quand serai-je avec vous et vous supporterai-je ? » (car _ et c_est ce qu_il attend de nous dans ce pauvre monde _ il n_y avait pas, même dans les siens, de foi ou de capacité pour user des ressources de grâce et de puissance qui étaient en Lui), il ajoute, sans même l_intervalle d_un instant : « Amène ici ton fils » (Luc 9:41). Le sentiment d_être isolé dans son amour, tellement que d_autres ne savaient même pas en profiter, n_arrête pas un seul instant son énergie et son activité. La même phrase qui contient le « jusques à quand », dit aussi : « Amène ici ton fils ».
Quelle était donc la vie de ce Jésus, Homme de douleurs, et sachant ce que c_est que la langueur ? Une vie d_activité dans l_obscurité, faisant pénétrer l_amour de Dieu dans les coins les plus cachés de la société, partout où les besoins étaient les plus grands ; parmi ceux que l_orgueil humain repoussait, afin de maintenir sa propre réputation, mais que l_amour de Dieu cherchait, parce qu_il n_avait pas besoin d_établir ou de conserver une réputation pour Lui-même. Il était toujours le même ; et plus il se compromettait en apparence, plus il se manifestait dans une perfection qui ne s_est jamais démentie. L_amour de Dieu n_avait pas besoin, comme la société humaine, de se protéger contre ce qui le mettait trop à découvert. Il était toujours lui-même. La vie pénible de Jésus se passait à chercher les âmes dans toutes les circonstances. Cette vie pénétrait dans tout ce qui pouvait la mettre à l_épreuve, mais nous y trouvons une réalité divine qui n_a jamais manqué ; alors _ en présence de la propre justice et de l_orgueil, et de la tyrannique audace de contradiction des pécheurs, ou en faveur de quelque pauvre âme écrasée, ou enfin, pour justifier les voies de Dieu en leur faveur _ nous découvrons dans cette vie de temps en temps une mine divine de pensées touchantes et exquises, une profondeur de vérité qui trahissait sa perfection par sa simplicité, montrant une âme toujours nourrie de la communion la plus intime avec l_amour infini et la sainteté parfaite ; celui qui pouvait dire : « Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu » ; celui qui pesait le mal par la perfection de bien qui était en Lui, et trouvait dans les terribles découvertes (si l_on peut parler de découvertes là où tout était à nu) que faisait la sainteté de son âme, des occasions de manifester un amour infini _ ou plutôt, c_était l_amour d_un Être saint qui faisait ces découvertes, un amour se revêtant d_une grâce qui, par son humiliation même, se mettait à la portée de tous les besoins du c_ur, et se montrant, en même temps, en présence de l_orgueil de l_homme, à la hauteur de la dignité et de la majesté de Dieu.
Salutation
Fabrice
Que Dieu te garde en Jésus-Christ