samedi 29 novembre 2008

Plus jamais seul à Noël !
La période de Noël dans notre société est source de beaucoup de réjouissances, c’est la période des cadeaux pour ceux que l’on aime, la période de repas délicieux, de retrouvailles familiales. Oui, pour beaucoup c’est une période de fête et de joie.
Pour d’autres, en revanche, c’est une période très dure : les pauvres, les étrangers, les malades... Noël rime souvent pour eux avec déprime, ils ont le sentiment de ne pas être à la fête et ressentent davantage un sentiment d’exclusion.
Notre société en est consciente, ainsi beaucoup d’associations organisent des repas de Noël pour les sans-abris. Les autorités portent aussi attention aux personnes âgées qui sont souvent isolées avec parfois une mobilité réduite.
Même dans la société active parfois trop individualiste, il y a de nombreuses personnes qui se retrouvent seules dans la période de Noël.
J’ai vécu cela pendant de nombreuses années lorsque j’étais célibataire et que je n’avais pas reçu Christ dans ma vie. Je voyais tous mes amis rejoindre leur famille pour Noël et la mienne me manquait beaucoup même si on n’y fêtait pas Noël. A l’époque, je surmontais ma déprime en buvant quelques verres d’alcool.
Je vous invite à lire avec moi le texte de Matthieu 25:31-40
Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous ses anges, il prendra place sur son trône glorieux.
Tous les peuples de la terre seront rassemblés devant lui. Alors il les divisera en deux groupes - tout comme le berger fait le tri entre les brebis et les boucs.
Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.
Après quoi, le roi dira à ceux qui seront à sa droite :
 « Venez, vous qui êtes bénis par mon Père : prenez possession du royaume qu’il a préparé pour vous depuis la création du monde.
Car j’ai souffert de la faim, et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire. J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli chez vous.
J’étais nu, et vous m’avez donné des vêtements. J’étais malade, et vous m’avez soigné. _ J’étais en prison, et vous êtes venus à moi. »
Alors, les justes lui demanderont :
 « Mais, Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger ? Ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ?
Ou étranger et t’avons-nous accueilli ? Ou nu, et t’avons-nous vêtu ?
Ou malade ou prisonnier, et sommes-nous venus te rendre visite ? »
Et le roi leur répondra :
 « Vraiment, je vous l’assure : chaque fois que vous avez fait cela au moindre de mes frères que voici, c’est à moi-même que vous l’avez fait. »
C’est un texte que j’aime beaucoup qui nous parle de l’accueil à réserver aux disciples de Jésus. Peut-être que la personne que nous accueillons aujourd’hui sera un disciple demain, je me permets donc d’élargir cet accueil à notre prochain.
Dans ce texte « le moindre de mes frères » désigne une personne dans la souffrance avec comme exemple la pauvreté, l’éloignement, la maladie ou l’emprisonnement. Le Seigneur nous appelle à nous préoccuper de ceux qu’on appelle les « faibles ».
Il nous invite à ne pas les laisser tomber et à lutter contre la tentation du rejet et de l’égoïsme pour les accueillir et les aider à se relever. Jésus nous invite à les regarder comme si nous le regardions !
Après ma conversion, je me souviens d’avoir entendu mon pasteur plusieurs fois dans ses prédications demander à l’assemblée que personne ne passe Noël seul. Depuis que je fréquente cette assemblée, je n’ai plus jamais été seul à Noël ! Cela m’a fait du bien et m’a permis d’avoir petit à petit un regard plus positif sur cette fête.
Un autre aspect que je trouve positif dans la fête de Noël, c’est ce côté familial un peu à l’image de Jésus venu dans le monde et entouré de Marie et Joseph.
Grâce à notre nouvelle naissance, nous sommes devenus des enfants adoptifs de Dieu et donc des frères de Jésus. Et lorsque nous nous accueillons à l’occasion d’un repas, une sortie, un culte, une étude de la Bible, nous sommes en famille avec Jésus comme grand frère et notre Père céleste. Nous avons donc à toujours plus prendre soin les uns des autres, à nous encourager, à veiller, à s’apprécier...
Noël, c’est une fête chrétienne par excellence, malgré les exagérations commerciales, celle qui célèbre la venue de notre cher Seigneur et Sauveur Jésus-Christ dans le monde dans l’humilité et la simplicité. C’est la réalisation de la prophétie d’Esaie 9:5-6 :
Car pour nous un enfant est né,
un fils nous est donné.
Et il exercera l’autorité royale,
il sera appelé
Merveilleux Conseiller, Dieu fort,
Père à jamais et Prince de la Paix.
Il étendra sans fin la souveraineté

et donnera la paix qui durera toujours

au trône de David et à tout son royaume.

Sa royauté sera solidement fondée

sur le droit et sur la justice,

dès à présent et pour l’éternité.

Voilà ce que fera le Seigneur des armées célestes dans son ardent amour
C’est aussi une fête de famille par excellence, notre texte de ce matin nous indique que notre véritable famille s’étend au-delà des liens familiaux habituels, elle inclut nos frères et soeurs en Christ et tous ceux qui viendront à Lui.
J’aimerais que l’on prie pour que ce Noël soit l’occasion pour chacun de nous de prendre conscience de ceux qui souffrent autour de nous et demander au Seigneur de nous aider à être de ceux dont Jésus dit : « Vous êtes bénis par mon Père Car j’ai souffert de la faim, et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire. J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli chez vous. J’étais nu, et vous m’avez donné des vêtements. J’étais malade, et vous m’avez soigné. J’étais en prison, et vous êtes venus à moi. ».

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